L’expert en économie tire la sonnette d’alarme face aux orientations budgétaires du gouvernement et alerte une nouvelle fois sur les risques pesant sur l’économie française. Pour lui, « le crash est imminent ».

Dans sa dernière analyse vidéo, l’économiste Marc Touati livre un constat particulièrement sévère sur la situation économique française et les choix budgétaires du gouvernement pour 2026.
Un budget jugé « catastrophique »
Marc Touati qualifie le budget 2026 de « honte » et de « catastrophe » pour les Français. Selon lui, les impôts devraient augmenter d’au moins 30 milliards d’euros, tout comme les dépenses publiques (entre 30 et 40 milliards). L’économiste s’inquiète particulièrement du fait que la France demeure championne mondiale des dépenses publiques et de la fiscalité, avec des dépenses publiques atteignant près de 58% du PIB.
Parmi les mesures critiquées figurent le maintien de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises), pourtant promise à la suppression, et l’augmentation de la CSG qui passe de 9,2% à 10,6%. Les 300 premières entreprises françaises, représentant 8 millions de salariés et 32% de la richesse nationale, seraient particulièrement touchées par une nouvelle taxation.
Des prévisions économiques alarmantes
L’économiste prévoit pour 2026 une croissance limitée à 0,5%, une inflation remontant à 1,2%, et un taux de chômage atteignant 8,5% (près de 20% pour les moins de 25 ans). Le déficit public devrait selon lui atteindre 5,8% du PIB au lieu des 5% annoncés, tandis que la dette publique grimperait à 122% du PIB.
Marc Touati souligne que les défaillances d’entreprises atteignent des sommets historiques, avec une hausse de 14% par rapport à 2009 et un quasi-doublement depuis 2017.
Une crise démographique préoccupante
L’analyse aborde également la situation démographique inédite en France : pour la première fois en 2025, le pays a enregistré plus de décès (651.000) que de naissances (645.000). Le taux de fécondité est tombé à 1,56 enfant par femme, son niveau le plus bas depuis 1917. En parallèle, le solde migratoire s’établit à 179.000 personnes, un chiffre nettement supérieur à la moyenne historique.
Tensions commerciales et positionnement européen
L’économiste s’inquiète de la guerre commerciale naissante entre les États-Unis et l’Europe. Il critique l’absence de réaction coordonnée européenne face aux droits de douane américains, qui pourraient atteindre 40 à 50% d’ici juin. Selon lui, l’Europe et la France sont les « dindons de la farce », notamment face à la Chine dont les exportations vers l’Europe ont augmenté de 15% en compensant la baisse de 30% vers les États-Unis.
Des signaux négatifs pour les investisseurs
Marc Touati relève que des médias économiques internationaux comme le Wall Street Journal et The Economist critiquent désormais ouvertement la gestion française. Il mentionne également que JP Morgan, qui avait installé 1.000 employés à Paris après le Brexit, envisagerait de quitter la France en raison de la pression fiscale (920 millions d’euros d’impôts payés entre 2019 et 2024).
L’exemple argentin comme contre-modèle
En contrepoint, l’économiste cite le cas de l’Argentine sous la présidence de Javier Milei, où la baisse de 37% des dépenses publiques aurait permis une hausse de 10% du pouvoir d’achat, une chute de l’inflation de plus de 200% à environ 15-20%, et une réduction spectaculaire de la dette publique de 157% à 75% du PIB.
Marc Touati appelle à une baisse des dépenses publiques et des impôts en France, estimant que les choix actuels mènent le pays dans une impasse économique et sociale.