Edition du jeudi 21 juin 2018

Eolien offshore : le Sénat plombe les Français de 40 milliards

La Fédération de l’Environnement Durable dénonce encore une fois les choix de privilégier « l’industrie du vent ».

L’industrie du vent souffle sur la France (DR)

L’été dernier, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait pointé du doigt le montant de la subvention publique accordée aux  premiers parcs éoliens offshore : 40,7 milliards d’euros sur la durée de vie totale des contrats (vingt ans), pour une puissance de près de 3.000 mégawatts.
Pour tenter de sortir du piège, l’exécutif a déposé un amendement au Sénat qui fixait  le cadre d’une renégociation, voire d’une annulation des six projets de parcs éolien offshore.
L’amendement du  gouvernement vient d’être refusé par la  haute assemblée emmenée par une poignée de sénateurs de l’opposition  inféodés au lobby éolien dont le président du groupe Républicain Bruneau Retailleau.

Les multinationales du vent

En agissant ainsi ces élus ont réussi à  taxer les consommateurs français d’électricité d’un montant de 40 milliards d’euros,  soit à  titre de comparaison à 6 fois le budget annuel de la justice de la France.
L’impuissance apparente  et provisoire de  l’Etat montre qu’aujourd’hui les multinationales du vent qui contrôlaient déjà le territoire  avec l’éolien terrestre ont aussi le pouvoir du littoral  avec l’éolien offshore  grâce à un  système financier subventionné pervers mis en place en 2001 qui depuis déjà 17 ans  ruine les consommateurs d’électricité.
La Fédération Environnement Durable demande au Gouvernement d’Emmanuel Macron  de faire  le nécessaire pour que  l’avenir énergétique de la France reprenne le pas sur  une somme d’intérêt privés qui n’ont plus rien à voir avec l’intérêt général.

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