L’impact des « Météorites »

La jeune Zéa Duprez illumine le premier film de Romain Laguna.

La jeune Zéa Duprez, dont c’est le tout premier rôle, attrape formidablement la lumière et crève l’écran.
La jeune Zéa Duprez, dont c’est le tout premier rôle, attrape formidablement la lumière et crève l’écran.

Romain Laguna a eu bien de la chance de trouver Zéa Duprez pour incarner Nina, l’héroïne de son premier long-métrage, « Les météorites » (sortie le 8 mai). Nina, brunette de 16 ans, s’ennuie un été dans un village quelque part dans le Sud ; à peine s’occupe-t-elle un peu avec un petit boulot dans un parc d’attraction de dinosaures en plastique.

« Traîne pas avec n’importe qui », lui dit son copain Alex, qui va s’engager à l’armée. C’est pourtant ce que fait Nina, elle flashe sur le frère d’une copine et collègue, Morad, petit dealer qui disparait du paysage aussi vite que cette météorite que Nina a vu passer en feu dans le ciel, se dirigeant tout droit dans la montagne. Nina a décidé d’y voir « un signe ».

Le film suit la jeune fille dans ses galères quotidiennes, Nina ceci, Nina cela, la caméra est collée à elle, et effectivement la jeune Zéa Duprez, dont c’est le tout premier rôle et n’avait même jamais envisagé d’être actrice, attrape formidablement la lumière et crève l’écran. Mais ce montage d’enchaînement de mini-séquences ne suffit pas à faire un long-métrage attrayant, il n’y a pas de vrai récit et si peu de dialogues. Bien sûr qu’à la fin, comme on s’en doutait, Nina ira dans la montagne, à la recherche du cratère où la météorite s’est écrasée, comme pour en vérifier le passage et l’impact. Mais l’impact du film, c’est bien le tout premier passage au cinéma de Zéa Duprez.

Patrick TARDIT

« Les météorites », un film de Romain Laguna, avec Zéa Duprez (sortie le 8 mai).