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Faye Dunaway, star avant tout

L’actrice légendaire de « Bonnie and Clyde », « L’Affaire Thomas Crown », « Les trois jours du Condor », « Chinatown »… a reçu un Icon Award au Festival de Deauville.

Blonde et détendue, à 85 ans Faye Dunaway affiche toujours un sourire de star (Photos Michel HAUMONT).

C’est une star, une star depuis plus d’un demi-siècle, « une légende de Hollywood ». Et donc, une star ça se fait attendre, car les retards de stars sont eux aussi légendaires. Au Festival du Cinéma Américain de Deauville, les fans et spectateurs ont donc attendu Faye Dunaway, arrivée il y a quelques jours en Normandie, pour y recevoir un Icon Award.

Un premier retard fut bien indépendant de sa volonté et imputable à la météo : alors que l’actrice devait inaugurer une cabine de plage à son nom, mardi après-midi, une grosse bourrasque et une belle averse ont fait retarder puis annuler l’événement. Quelques courageux, qui avaient patienté plusieurs heures sur les planches, ont alors regagné le bord du tapis rouge bien avant la soirée d’hommage organisée par le festival.

« Sa liberté, sa beauté, son audace… »

D’un ballet de voitures, et autant de fausses alertes, descendait d’abord le staff accompagnant la star, dont forcément maquilleuse, costumière… Puis une berline approchait et s’arrêtait à quelques dizaines de mètres du tapis rouge, la maquilleuse rappelée pour une dernière retouche. Lent démarrage de la voiture jusqu’au tapis cette fois, la portière est ouverte, et voici donc « la » star, Faye Dunaway, vieille dame, blonde, habillée de noir, et sourire de pro devant caméras et appareils photos.

C’est ainsi avec une heure de retard (une bagatelle dans l’échelle de la starification) que le maire de Deauville, Philippe Augier, pouvait lui rendre hommage, vantant « sa liberté, sa beauté, son audace, son insolence… ». Puis autre hommage par la jeune actrice Nicola Peltz-Beckham (épouse d’un fils du footballeur), qui joue une danseuse et sa petite-fille dans « Prima », film d’Alessandro et Luca Morelli. Car à 85 ans, Miss Dunaway tourne encore.

Amour de la France et de la langue française

Accompagnée de la jeune actrice Nicola Peltz-Beckham, qui joue sa petite-fille dans « Prima », Faye Dunaway a reçu un Icon Award, trophée conçu par les Cristalleries Daum.

Sur le grand écran on a pu revoir quelques-unes des héroïnes qu’elle a interprétées, des images de quelques-uns de ses films, la fameuse partie d’échecs de « L’Affaire Thomas Crown » avec Steve McQueen, « Les trois jours du Condor » avec Robert Redford, « Chinatown » avec Jack Nicholson, « Barfly » avec Mickey Rourke, « Network », « The Yards », Arizona Dream »… pour finir bien sûr par « Bonnie and Clyde » avec Warren Beatty, sur la chanson de Gainsbourg. « Merci infiniment », disait en français l’actrice (un Oscar, trois Golden Globes…) recevant évidemment une standing ovation.

Avec son débit de parole rapide, c’est une enthousiaste Faye Dunaway qui a rappelé combien elle aime la France, la langue française, les festivals français, Deauville bien sûr mais aussi Cannes, où on a longtemps pu la croiser comme simple festivalière venue découvrir des films du monde entier. L’icône du cinéma américain repartira de France avec un Icon Award conçu par les Cristalleries Daum, un emblématique parasol deauvillais en cristal.

Dans « Faye », documentaire réalisé par Laurent Bouzereau et projeté au Festival de Deauville, l’actrice revient sur sa vie, ses films, évoque sa bipolarité qui expliquerait sa réputation « difficile », avoue elle-même être « complexe », et reconnait par ailleurs une certaine impulsivité. Star avant tout.

Patrick TARDIT

www.festival-deauville.com

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