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Sondage Ipsos : la France dernière des 30 pays étudiés

Un sondage international, réalisé par l’institut Ipsos en janvier et février 2026 auprès de 30 pays, place la France en dernière position quant à la perception qu’ont ses habitants de la trajectoire de leur pays. Une intervention publique, diffusée par l’Union populaire républicaine (UPR), s’appuie sur ces chiffres pour dresser un réquisitoire contre l’appartenance de la France à l’Union européenne.

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Ce que dit le sondage

Selon les chiffres présentés par François Asselineau, l’enquête d’Ipsos Global News a interrogé les habitants de 30 pays sur une question unique : leur pays est-il selon eux « sur la bonne voie » ou « sur la mauvaise voie » ? En moyenne, sur l’ensemble de l’échantillon, 59 % des sondés estimeraient que leur pays va dans la mauvaise direction, contre 41 % d’avis positif.
Sept pays sur les trente affichent une majorité d’opinions positives : Singapour arriverait en tête (86 %), suivie de la Malaisie (74 %), de l’Inde (69 %), de la Thaïlande et de l’Indonésie (62 % chacune), de la Corée du Sud (58 %) et de l’Argentine (55 %). Aucun État membre de l’Union européenne ne figurerait parmi ces sept pays.
Six autres pays se situeraient au-dessus de la moyenne des 41 %, sans toutefois atteindre la majorité : le Chili (48 %), la Colombie (46 %), le Canada (45 %), l’Australie (44 %), puis deux pays de l’UE, la Pologne (43 %) et l’Irlande (42 %).
En dessous de cette moyenne figureraient, dans l’ordre décroissant : le Japon (41 %), les États-Unis (40 %), Israël (36 %), le Mexique (36 %), le Brésil (34 %), les Pays-Bas (32 %), la Suède, l’Espagne et l’Italie (31 % chacun), la Belgique (30 %), la Turquie (28 %), l’Afrique du Sud (23 %), la Hongrie (23 %), le Royaume-Uni (21 %), le Pérou (15 %) et, en dernière position, la France, avec seulement 10 % d’opinions favorables contre 90 % de jugements négatifs.

Une lecture géopolitique des résultats

Au-delà de la présentation des chiffres, François Asselineau livre une grille de lecture résolument critique de l’Union européenne et de la construction européenne. Il avance que la Pologne et l’Irlande, seuls pays de l’UE au-dessus de la moyenne mondiale, devraient ce résultat au fait d’être des bénéficiaires nets des fonds européens — financés, selon lui, d’abord par l’Allemagne puis par la France. Il chiffre à plus de 15 milliards d’euros par an l’excédent perçu par la Pologne par rapport à sa contribution au budget européen, sans toutefois citer de source précise pour ce montant.
Concernant la France, il relie le score de 10 % à plusieurs éléments qu’il présente comme des preuves d’un « effondrement » du pays :

  • le recul, pour la troisième année consécutive selon lui, du PIB français par rapport à la moyenne de l’Union européenne ;
  • une projection selon laquelle le PIB polonais dépasserait celui de la France de 2030 à 2034 ;
  • une hausse de la mortalité infantile en France, qu’il chiffre à 2 709 décès de nourrissons avant un an en 2024, soit un taux de 4,1 pour 1 000, plaçant la France au 23ᵉ rang sur 27 pays de l’UE — chiffres qu’il attribue à un rapport du ministère de la Santé occulté par la ministre Stéphanie Rist avant d’être révélé par Le Canard enchaîné ;
  • un coût de l’appartenance à l’euro qu’il évalue à 56 000 euros par Français de 1999 à 2016, en se référant à un think tank allemand non nommé.

« Un suicide français »

Il établit un parallèle avec l’ouvrage d’Emmanuel Todd, La Chute finale (1976), qui avait identifié la hausse de la mortalité infantile en URSS comme signe avant-coureur de l’effondrement soviétique de 1991, pour suggérer qu’un phénomène comparable serait à l’œuvre en France aujourd’hui.
François Asselineau conclut à un « suicide français » qu’il attribue à l’appartenance à l’Union européenne, à la politique migratoire européenne, à la libre circulation des capitaux et aux transferts financiers vers l’Ukraine et les pays d’Europe de l’Est, tout en se démarquant explicitement de la lecture qu’en fait Éric Zemmour, centrée selon lui sur la seule question migratoire. Il appelle en conclusion à soutenir l’UPR (Union populaire républicaine), le parti fondé par François Asselineau, et à poursuivre l’objectif d’une sortie de la France de l’Union européenne.

 

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