Edition du vendredi 17 novembre 2017

Heaulme condamné à la perpétuité

Le tueur en série a été reconnu coupable du double meurtre de deux enfants de 8 ans à Montigny-lès-Metz en 1986. Il a d’ores et déjà interjeté appel.

Francis Heaulme (capture Faites entrer l'accusé)

Francis Heaulme (capture Faites entrer l’accusé)

Au terme d’un procès qui s’est ouvert le 25 avril 2017 devant la cour d’assises de la Moselle, Francis Heaulme a été condamné, ce 17 mai, à la réclusion criminelle à perpétuité. Il a été reconnu coupable du meurtre de deux enfants de 8 ans, Cyril Beining et Alexandre Beckrich, massacrés à coup de pierre, le 28 septembre 1986.
Il a fallu six heures de délibéré au jury pour forger sa conviction après quatre semaines d’audience et un réquisitoire implacable, ce matin, de l’avocat général, Jean-Marie Beney et de son adjointe Brigitte Harmand-Colette. Celui-ci est revenu sur l’acquittement de Patrick Dils « que l’on ne peut remettre en cause ». Quant à Francis Heaulme, il y a contre lui des « éléments nombreux et accablants. »
Certes, l’accusé n’a pas avoué son forfait. Il a dit à de nombreuses reprises « Montigny, c’est pas moi ! ». Une affirmation qui ne trouble par Jean-Marie Beney. « Ses aveux, nous nous en passeront » dit-il, laissant à son adjointe le soin de rappeler les éléments à charge contre le routard du crime.

La violence des faits

Il y a d’abord la violence des faits. Les deux petits garçons ont été massacrés à coups de pierre. Le déshabillage partiel d’une victime. Il y a la présence avérée de Francis Heaulme dans le secteur de la rue Vénizélos, le jour du double meurtre. Deux pêcheurs l’ont vu et l’ont même pris en charge dans leur voiture en constatant qu’il avait du sang sur lui. Il y a aussi les confidences fait à deux de ses codétenus. Il y a aussi les confidences faites au gendarme Abgrall en 1992.
L’avocate générale adjoint estime que les aveux de Francis Heaulme sont contenus dans une lettre qu’il adresse à un codétenu : « Je suis tranquille pour Montigny. Ils peuvent pas dire que c’est moi parce que personne ne m’a vu faire ça ».
Dès l’annonce du verdict, Francis Heaulme a demandé à ses avocats de faire appel. Il y aura donc un sixième procès dans l’affaire de Montigny-lès-Metz.

Le tueur en série a déjà été condamné pour neuf meurtres commis entre 1984 et 1992, dont deux fois à la perpétuité.

M.G.
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