Edition du jeudi 21 juin 2018

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La cour d’appel de Nancy a confirmé ce mardi 2 août 2016 la relaxe de l’humoriste Guy Bedos, poursuivi pour avoir traité Nadine Morano de « conne » lors d’un spectacle.

Nadine-Morano

Nadine Morano, eurodéputée (photo DR)

Guy-Bedos

Guy Bedos (commons.wikimedia.org)

A l’audience en appel, en mai dernier, le parquet avait requis une condamnation contre l’humoriste de 82 ans en laissant à la cour le soin de fixer le quantum de la peine.
Le parquet avait fait appel de la décision de septembre 2015 du tribunal de Nancy qui avait relaxé le comédien, poursuivi pour injures. En effet, lors de l’inauguration de la salle de l’Arsenal à Toul (Meurthe-et-Moselle) en octobre 2013 où vit Nadine Morano, Guy Bedos avait copieusement chargé la ministre de Nicolas Sarkozy, la traitant notamment de « conne » et plusieurs fois de « la connnnaaassse » devant un public hilare.
Le tribunal correctionnel de Nancy avait relaxé l’humoriste estimant qu’il était « dans son registre habituel ». Le tribunal avait notamment jugé que l’artiste était resté dans « la loi du genre » en tant que comique, et qu’il n’avait « pas dépassé ses outrances habituelles ».
Le parquet avait fait appel de cette décision de relaxe estimant qu’un justiciable, quel qu’il soit, ne peut injurier n’importe qui  au motif qu’il est dans son « registre habituel ». Le raisonnement juridique méritait d’être soumis à la cour d’appel.
L’arrêt rendu ce mardi semble confirmer que la loi de 1881 est très subjective et à géométrie variable.
La candidate à la primaire chez Les Républicains a demandé à ses avocats de se pourvoir en cassation.

E.L.

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