Edition du jeudi 23 novembre 2017

Montpellier : le Pr Henri Joyeux radié de l’ordre des médecins

Capture.JPG Pr Joyeux

Le Pr Henri Joyeux, cancérologue

Le célèbre chirurgien cancérologue était visé par une plainte du Conseil national de l’Ordre pour avoir « tenu des propos (…) portant atteinte à la profession » et avoir tenu un « discours qui peut être dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive. » Sa radiation prendra effet le 1er décembre 2016 si le Pr Joyeux n’a pas fait appel, sous 30 jours, de cette décision ordinale.

On se souvient que le Pr Joyeux avait pris l’initiative d’une pétition en ligne qui a recueilli plus d’un million de signatures. Il s’agissait de dénoncer des substances « dangereuses » contenues, affirme-t-il, dans les adjuvants des vaccins dits hexavalents (qui protègent de six maladies) que les parents sont obligés d’utiliser pour leurs enfants en raison de la pénurie de vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (ces trois étant obligatoires).
L’infanrix Hexa (vaccin hexavalent), le seul qui ne souffre d’aucune pénurie, serait dangereux. Il contient de l’aluminium et du formaldéhyde, deux substances dangereuses voire très dangereuses pour l’humain et en particulier le nourrisson, pouvant notamment provoquer de graves maladies, la myofasciite à macrophages » précise le texte de la pétition.

« Des manquements d’une extrême gravité »

Le texte précise : « en outre, vacciner les enfants contre six maladies graves d’un coup est en soi un geste médical risque » qui peut déclencher une réaction immunitaire incontrôlée (choc anaphylactique) ainsi qu’augmenter le risque de maladie auto-immune sur le long terme. »
La chambre de discipline a considéré que le Pr Joyeux, à la retraite depuis 2014 a « commis des manquements d’une extrême gravité au code de déontologie ». Il n’aurait donc pas respecté le fait que « le médecin doit apporter son concours à l’action entreprise par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé et de l’éducation sanitaire. » Enfin, la chambre de discipline considère que le Pr Joyeux a enfreint la loi « en indiquant des dangers pour la santé de suivre les recommandations du Haut Conseil de la santé publique. »

E.L.

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