Edition du mardi 26 septembre 2017

François de Rugy au perchoir

L’ancien candidat à la primaire de la gauche et ex-écologiste a été élu président de l’Assemblée nationale avec 353 voix. Il était le seul candidat de La République en Marche.

François de Rugy élu président de l'Assemblée nationale (capture Dailymotion)

François de Rugy élu président de l’Assemblée nationale (capture Dailymotion)

Le député de Loire-Atlantique a été élu face à quatre autres candidats : le député du Maine-et-Loire Jean-Charles Taugourdeau (LR, 94 voix), la députe de l’Eure-et-Loir, Laure de La Raudière (Les Constructifs : Républicains, UDI et indépendants, 34 voix), la députée du Calvados, Laurence Dumont (PS, 32 voix), et la députée de Meurthe-et-Moselle, Caroline Fiat (La France Insoumise, 30 voix).
François de Rugy, 43 ans, a été élu au premier tour au sein de la famille LREM par 153 voix sur 301 votants face à Sophie Errante, députée de Loire-Atlantique (59 voix), la députée du Pas-de-Calais, Brigitte Bourguignon (54 voix) et le député du Tarn, Philippe Folliot (32 voix).

Renouvelé à mi-mandat

François de Rugy est élu pour deux ans et demi et devra remettre son mandat en jeu à l’issue de cette période. Ainsi le veut le règlement intérieur de La République en Marche, comme l’a précisé le président du groupe Richard Ferrand. « Le ‘’perchoir’’ et tous les autres postes à responsabilité à l’Assemblée nationale seront renouvelés. Les sortants ne pourront pas se représenter pour ces postes, a précisé le député du Finistère. La règle s’appliquera à tout le monde. Vous aurez donc quelqu’un d’autre devant vous à Noël 2019 ».

« Pas de provocations »

Ancien élu EELV avant de fonder en 2015 le ‘’Parti Ecologiste’’, François de Rugy s’est présenté à la primaire de la gauche en janvier 2017. Mais il a été éliminé dès le premier tour, avec 3,88% des suffrages. Refusant de soutenir le vainqueur, Benoît Hamon, de Rugy a rapidement rejoint Emmanuel Macron.
Son élection au perchoir en fait le quatrième personnage de l’Etat.
« En me portant à la présidence de notre Assemblée vous me confiez une responsabilité dont je mesure la charge et que je souhaite exercer parmi vous, avec vous, dit-il avec solennité. Pour la première fois dans l’histoire de la 5ème République, nous avons été choisis par une minorité de Français… Cela nous confère une responsabilité particulière, celle de reconquérir une confiance que des décennies de crise économique et sociale a erroné… »
Le nouveau président a également averti ses ‘’collègues’’ : « Cet hémicycle ne doit pas être un lieu de provocations et d’anathèmes, dit-il, mais de respect dans les débats. L’Assemblée ne sera respectée que si elle est respectable dans ses comportements. »
Le ton est donné…

Emilien Lacombe

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