Edition du samedi 19 août 2017

    Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne

    Le scrutin des 22 et 29 mars sera marqué dans cette région par la future réorganisation territoriale qui met ensemble des départements très dissemblables. L’Alsace entend exprimer son refus d’une fusion imposée.

    alcaLa grande région Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne (Alca) est composée de dix départements qui n’ont pas grand-chose en commun. Ni l’histoire, ni la géographie. En effet, si le département des Ardennes, tourné vers la Belgique, compte à peine plus de 283.000 habitants (53 hab. /km2) et celui de la Meuse 192.000 habitants (31 hab. /km2), celui du Bas-Rhin (tourné vers l’Allemagne) en compte plus d’un million (230 hab./km2), tout comme le département de la Moselle avec plus d’un million d’habitants (168 hab./km2). Les deux premiers, très ruraux connaissent de grandes difficultés économiques alors que les deux autres, urbanisés et industrialisés, tirent plutôt leur épingle du jeu.
    Dans ce vaste ensemble des trois anciennes régions, où Strasbourg a été imposé par la loi pour être la capitale chef-lieu, ce sont 846 binômes qui se présentent aux suffrages des électeurs dans 200 cantons.

    Revue de détail.

    En Champagne-Ardenne : 286 binômes sont en lice pour 76 cantons dans les quatre départements de l’Aube, des Ardennes, la Marne et la Haute-Marne.
    En Alsace : 197 binômes sont en lice pour 40 cantons des deux départements (23 dans le Bas-Rhin et 17 dans le Haut-Rhin)
    En Lorraine, 363 binômes se disputeront les 84 cantons dans les quatre départements (Moselle, Meurthe-et-Moselle, Meuse et Vosges).

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