Edition du jeudi 19 juillet 2018

Quelle majorité à l’Assemblée nationale ?

Emmanuel Macron aura-t-il la majorité absolue à l’Assemblée nationale le 18 juin prochain ? C’est le principal enjeu de ces législatives dont la campagne vient de commencer.

Jusqu’ici, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande a fait un parcours

Hémicycle de l'Assemblée nationale

Hémicycle de l’Assemblée nationale

sans faute. En moins d’un an, ce jeune homme ambitieux a créé son propre mouvement, En Marche, s’est lancé dans la course à l’Elysée, a été élu président de la République, le 7 mai 2017 à l’âge de 39 ans.
Après avoir dynamité le PS au cours de la campagne, il a fracturé Les Républicains en choisissant un Premier ministre, Edouard Philippe, et quelques ministres de droite comme Bruno Le Maire.
Il ne lui reste plus désormais qu’à s’assurer d’une majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, les 11 et 18 juin. C’est tout l’enjeu de cette consultation.
Les grandes formations politiques, PS, LR, FN, Insoumis et Debout la France partent à la bataille en ordre dispersé. La République En Marche (LREM) qui a investi 526 candidats sur les 577 circonscriptions françaises. (voir la liste ici).

Enjeu financier

Le rapport des forces en présence semble être, aux premiers jours de la campagne, plutôt favorable à la majorité présidentielle. Il y a, depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Elysée, une sorte de dynamique en faveur de LREM. Un sondage Harris Interactive pour France Télévisions du 18 mai indique que LREM et MoDem recueilleraient 32% des voix, LR et UDI 19%, le FN 19%, la France Insoumise 15%, PS-PRG 6%, les autres moins de 3%.
Outre l’aspect purement politique, qui est de savoir avec quelle majorité le président Macron va pouvoir gouverner et engager les réformes au cours du quinquennat, ces élections législatives représentent un enjeu financier pour toutes les formations politiques. En effet, les aides publiques octroyées aux partis sont proportionnelles au nombre de leurs élus à l’Assemblée nationale et au Sénat. Un élu rapporte plus de 37.000 € à son parti.

E.L.

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