Edition du lundi 18 juin 2018

Macron président de la République

Elu sans grande surprise avec 66,1 % des voix contre 33,9 % à Marine Le Pen  (derniers chiffres), Emmanuel Macron devra tenir compte des 25,4% d’abstentionnistes et des 11,4% qui ont voté blanc ou nul. Du jamais vu.

Macron, nouveau président de la République

Macron, nouveau président de la République

Emmanuel Macron est donc élu 8ème président de la République Française de la 5ème République avec 66,1% des suffrages exprimés recueillis au second tour de l’élection présidentielle, ce dimanche 7 mai 2017.
«  Une nouvelle page de notre longue histoire s’ouvre ce soir, a déclaré le nouveau président de la République à l’AFP. Je veux que ce soit celle de l’espoir et de la confiance retrouvée » dit-il, avant d’aller rejoindre ses partisans sur l’Esplanade du Louvre.
Quasiment inconnu du grand public il y a seulement deux ans, Emmanuel Macron a su bousculer la vie politique française. Il provoque une recomposition de la politique après avoir fait exploser la droite et la gauche, donc à la fois le parti socialiste et le parti Les Républicains.
Mais la victoire d’Emmanuel Macron est une victoire encore fragile car on ignore avec qui il va pouvoir construire son gouvernement et sur quelle majorité parlementaire il va pouvoir s’appuyer. En effet, il ne faut pas oublier qu’il y a 25% des Français qui ont boudé les urnes et 12% qui ont mis un bulletin blanc ou nul dans les urnes pour signifier que ni l’un ni l’autre des deux candidats ne leur convenait.

3ème tour : les législatives

Macron, président, a réussi à bousculer la classe politique française

Macron, président, a réussi à bousculer la classe politique française

Marine Le Pen a reconnu vite sa défaite. « Les Français ont choisi un nouveau président, et ont opté pour la continuité » dit-elle. « Par ce résultat historique et massif, les Français ont fait de l’alliance des patriotes la première force d’opposition. (…) Les formations politiques qui ont pris la responsabilité d’élire M. Macron se sont discréditées elles-mêmes. Ce second tour organise une recomposition politique entre patriotes et mondialistes. C’est ce grand choix qui sera soumis au Français lors des législatives. Je serai à la tête du combat [pour les législatives] (…) tant nous sommes inquiets des perspectives de ce nouveau quinquennat ».
En effet, aux élections présidentielles vont suivre les élections législatives. Et là, il pourrait encore y avoir quelques surprises.

Calendrier

10 mai, proclamation des résultats officiels.
14 mai : date limite de passation des pouvoirs entre l’ancien et le nouveau président.
Mi-mai : nomination du Premier ministre et de son gouvernement.
11juin : premier tour de l’élection législative.
18 juin : deuxième tour de l’élection législative.

#MacronLeaks : une enquête ouverte

 Premier scandale de ce quinquennat qui n’a pas encore commencé : le #MacronLeaks. De quoi s’agit-il ? D’un piratage massif de données de l’équipe Macron.
Tout a commencé vendredi 5 mai, quelques minutes avant la fin de la campagne lorsque plusieurs gigas de documents internes (mails, documents comptables, contrats…) de l’équipe d’Emmanuel Macron ont été publiés sur les réseaux sociaux, via un lien diffusé par le site WikiLeaks sur Twitter. WikiLeaks a assuré ne pas être à l’origine de cette opération de déstabilisation baptisée « MacronLeaks ».
La commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCP) a demandé aux médias de ne pas parler de cette affaire avant le résultat du scrutin. La consigne a été (presque) respectée.
Des faux, assurent l’entourage de Macron ! Mais, dans un tweet, Wikileaks précise : « Pour notre part, nous n’avons pas encore découvert de « faux » parmi ces documents du #Macronleaks et sommes particulièrement sceptiques à l’idée que l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron ait été plus rapide que nous dans cette analyse. »
Qui est à l’origine de cette affaire ? L’équipe Macron accuse la Russie, via deux de ses sites d’information Russia Today et Sputnik. Mais les deux journaux en ligne (proche de Poutine) ont affirmé n’être pas à l’origine de ces fuites et envisagent de déposer plainte à leur tour.
En tout cas une enquête a été ouverte par la justice française pour « accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données » et « atteinte au secret des correspondances. » Elle a été confiée à la brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (BEFTI).

De belles révélations en perspective !!!

Tous les résultats ici.

Marcel GAY

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