Edition du mercredi 29 mars 2017

    Dudelange : « Attendons les résultats de l’enquête »

    Le ministre des Transports du Grand-Duché de Luxembourg était invité de l’Institut de la Grande Région (IGR) ce mercredi 15 février 2017 au Beffroi de Thionville où il a débattu avec le maire de la ville Pierre Cuny des problèmes transfrontaliers.

    Collision entre deux trains au Luxembourg: un mort, plusieurs blessés

    Collision entre deux trains au Luxembourg: un mort, plusieurs blessés

    Au lendemain de la catastrophe ferroviaire de Dudelange qui a fait un mort et plusieurs blessés, les travailleurs transfrontaliers ont connu une journée de galère, mardi, pour rentrer du Luxembourg, comme ils ont galéré encore ce mercredi puisque la liaison ferrée entre la France et le Luxembourg reste interrompue jusqu’à samedi. De nombreux bus et trains de substitution sont mis en place ainsi que le covoiturage.
    Invité de longue date par l’Institut de la Grande Région (IGR) que préside Roger Cayzelle (voir ci-dessous), le ministre des Transport luxembourgeois a tenu à « mettre en garde toute personne qui prétendrait connaître par avance les causes de l’accident. Pour l’heure, dit-il, il n’y a que des hypothèses sur lesquelles je ne ferai aucun commentaire sans connaître les détails de cette affaire. »
    Des hypothèses qui sont apparues dès hier, peu après le drame : il pourrait s’agir d’une erreur humaine. Comme avec le drame de Zoufftgen, le 11 octobre 2006, lorsque deux trains sont entrés en collision faisant six morts et vingt-quatre blessés.

    Réorganiser les transports

    François Bausch, ministre des Transports du Luxembourg

    François Bausch, ministre des Transports du Luxembourg

    François Bausch et Pierre Cuny ont tour à tour évoqué les problèmes de mobilité des quelques 80.000 travailleurs transfrontaliers qui chaque jour se rendent au Luxembourg soit en voiture, en bus ou en train. « La mobilité, c’est un calvaire quotidien pour les transfrontaliers » a constaté le ministre des Transports luxembourgeois. Qui a annoncé de nombreuses réalisations pour faciliter la vie de ceux qui ont à se déplacer. Comme, par exemple un système innovant de covoiturage, une réorganisation des transports, la création de plusieurs gares, de nombreux parkings, le développement de lignes de chemin de fer.
    Pour sa part, le maire de Thionville a défini les priorités à mettre en œuvre dans cette grande région : la santé, la mobilité, la culture, le développement économique. « En fait, il n’y a plus de frontières » dit-il.
    Prochain brunch de l’IGR, le 17 mars au Club de la presse de Metz sur un sujet polémique : l’accueil des réfugiés. Et voir comment les Allemands ont reçus les réfugiés et leur ont donné du travail.

    E.L.

    L’Institut de la Grande Région

    Roger Cayzelle, vous êtes le président de l’IGR. De quoi s’agit-il ?

    Roger Cayzelle, président de l'Institut de la Grande Région

    Roger Cayzelle, président de l’Institut de la Grande Région (caputure Youtube)

     

    C’est le rassemblement volontaire de tous ceux qui croient que l’espace européen entre le Luxembourg, la Sarre, la Lorraine et la Wallonie est un espace de progrès où l’on conçoit des choses en commun.

    Qui fait partie de l’IGR ?

    Il y a environ 150 adhérents qui sont des particuliers, des entrepreneurs, des communes, la Chambre de commerce du Luxembourg, les gouvernements sarrois et luxembourgeois, les conseils départementaux de Moselle et de Meurthe-et-Moselle, la Région Grand Est, les Villes de Thionville, Metz, Nancy Métropole…

    Pour faire quoi ?

    Pour construire ensemble, autour de trois objectifs : créer un réseau (on se voit régulièrement) avoir une vision commune sur les grandes questions qui se posent dans cet espace, comme par exemple, le déséquilibre démographique et économique entre le Luxembourg et les autres régions ; mener le combat commun de la mobilité au sein de cette grande région : sur les autoroutes, les infrastructures ferroviaires etc.

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