Edition du jeudi 23 novembre 2017

La Région décline le plan 500.000 formations à Commercy

« Nous avons voulu faire de l’emploi notre priorité. » Atissar Hibour conseillère régionale, présidente de la commission Lycées et apprentissage a précisé, ce jeudi 8 septembre 2016, le contexte et la philosophie de la mise en œuvre du plan 500.000 formation pour le département de la Meuse.

« Se former, une nécessité pour accéder à l’emploi » dit-elle, en présence du sous-préfet de Commercy, Romain Reymond-Kellal, du directeur territorial de Pôle emploi Meuse, Florent Fiorini, du chef du service communication de Pôle emploi pour le Grand Est, Lionel Hannewald, au cours d’une petite cérémonie qui s’est déroulée dans les locaux des établissements Lhéritier de Commercy, spécialisés dans l’installation de chauffages, climatisations, salles de bain.
« Nous sommes la sixième génération de cette entreprise familiale » a indiqué pour sa part le gérant, Laurent Lhéritier, en précisant que le chiffre d’affaires avait été multiplié par cinq en dix ans, et le nombre de salariés est passé de 7 à 40. Parmi eux, Noredine Ammour, un jeune homme nouvellement formé au titre des dispositifs portés par la Région (Bac Pro Système thermique) et recruté en CDI. « La compétence est un facteur de développement économique. »

Spécificités territoriales

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Atissar Hibour, conseillère régionale avec à sa gauche le sous-préfet Romain Reymond-Kellal et, à sa droite, Florent Fiorini, directeur Pôle emploi de la Meuse (Photo DR)

Atissar Hibour a rappelé que le président de la République avait annoncé le plan 500.000 formations pour l’emploi le 18 janvier 2016. Créée le 4 janvier 2016, la nouvelle Région a pris la balle au bond et aussitôt décliné ce plan à l’échelle du Grand Est. Une convention a été signée avec l’Etat le 18 mars prévoyant 25.000 formations supplémentaires pour une enveloppe de 75 M€.
« Ces formations sont adaptées à la fois aux besoins des entreprises et des demandeurs d’emploi (formations qualifiantes, initiation, remise à niveau, perfectionnement, élargissement des compétences etc.), a ajouté l’élue du Conseil régional. L’intérêt est d’adapter la formation aux spécificités territoriales et de permettre à chaque demandeur d’emploi de se former, de se professionnaliser et d’accéder à un emploi. »

« Donner envie »

Le succès des formations est révélé par les chiffres puisque le nombre d’inscriptions en stage de formation au 1er septembre a progressé de 97% par rapport à la même période l’an dernier. Ce sont donc 21.753 inscriptions de plus, soit 44.184 inscriptions par rapport aux 22.431 de 2015 qui font du Grand Est la première région de France en termes de résultats.
« Les métiers évoluent » a souligné Florent Fiorini. « Il est primordial d’anticiper les besoins des entreprises. Dans le département de la Meuse il existe de nombreux projets d’implantation pour auxquels nous devons préparer les demandeurs d’emploi. » Il ajoute : « Notre rôle à tous (Etat, Région, Pôle emploi) c’est de donner envie d’aller vers les métiers auxquels les demandeurs d’emploi ne pensaient pas forcément. »
Le sous-préfet se plaît à rappeler « le partenariat constructif » entre l’Etat et la Région grâce auquel « la baisse du taux de chômage s’ancre dans la durée. Il est de -2,6% sur un an dans le département de la Meuse. » Il existe encore 1200 places de formation disponibles en Meuse pour 38 actions de formation. « Les politiques publiques ne se font pas hors sol, dit-il, l’Etat a mobilisé 1,3 Md d’euros au plan national et 75 M€ affectés au Grand Est.
Le représentant de l’Etat a ajouté que la priorité devait aller vers ceux qui ne sont pas ou peu qualifiés, comme c’est le cas en Meuse. Car « 70% des meusiens ont trouvé un emploi dans un secteur d’avenir ». L’implantation de Safran Albany à Commercy (fabrication de textiles industriels) en est une illustration : elle doit à générer un total de 400 emplois d’ici 2018.

M.G.

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