Edition du vendredi 20 avril 2018

Ce qu’il faut retenir de l’Interview du Président

Au cours de la traditionnelle interview du 14 juillet, le président de la République a distillé quelques petites phrases qui alimentent les commentaires des politologues.

POLITIQUE - PRESIDENTIELLE 2012 - P

François Hollande (DR)

A propos d’Emmanuel Macron qui a organisé un meeting politique à la mutualité, le président rappelle les règles auxquelles doit se soumettre un ministre : « La première règle, c’est la solidarité, c’est l’esprit d’équipe, c’est de défendre le bilan, d’être à plein temps dans sa tâche. La deuxième, c’est que dans un gouvernement il n’y a pas de démarche personnelle, encore moins présidentielle. »
Conclusion : « Respecter les règles, c’est rester au gouvernement. Ne pas les respecter, c’est ne pas rester. Chacun maintenant est informé. »

Protéger la Maison

Autre sujet polémique révélé mercredi par le Canard Enchaîné : le salaire exorbitant de son coiffeur personnel : près de 10.000 € par mois. Hollande : « J’ai vu ça. Je peux entendre ce que cela peut représenter. » Puis il rappelle qu’il a « supprimé 10% des effectifs de l’Elysée, diminué le budget de l’Elysée et baissé son salaire de 30% !

François Hollande qui s’exprimait pour la dernière fois de son quinquennat dans le cadre de cette interview du 14 juillet, n’a pas répondu à la question de savoir s’il serait ou non à nouveau candidat en 2017. Mais il a donné des indices : « Je ne désespère pas de convaincre les Français, dit-il. Je dois protéger la Maison France qui est fragile et qui peut se lézarder. » Puis, le président précise : « L’idée majeure qui m’anime qui pourrait justifier d’aller devant les Français c’est de faire en sorte que le pays puisse être maître de son destin…. L’enjeu de 2017 sera beaucoup plus important que celui de 2012. Ce qui nous menace c’est une atteinte grave à la démocratie.

La faute au Brexit

L’économie ? « L’économie va effectivement mieux, l’activité reprnd. Mais nous restons fragiles, notamment à cause d’événements extérieurs comme le Brexit. »
Le chômage ? Le président s’était engagé à inverser la courbe avant la fin de son quinquennat. « Nous aurons une inversion de la courbe du chômage, répète-t-il. Mais le chômage restera trop élevé. » Le président met en garde contre une nouvelle politique, elle remettrait tout en cause.
L’occasion est donnée au président d’égratigner la droite : « Remettre en cause le droit à la retraite, le contrat de travail, le Smic : on pense que c’est avec ces solutions-là que l’on va réduite le chômage ? »
La loi Travail ? « Peut-être qu’il y a eu une mauvaise présentation initiale de la loi » dit-il en assurant que pour lui « cette loi allait être bonne pour le pays ». Il ajoute : « pour ne pas être impopulaire, mieux vaut ne rien faire. Ce n’est pas ma conception de l’action politique. »
Passons aux impôts. « Je vais laisser une situation où il y aura moins de déficit et moins d’impôts. J’aurais fait 46 Milliards d’économies, mes prédécesseurs n’en avaient pas faites. » 46 et non 50, comme prévu en raison de dépenses supplémentaires, ces trois dernières années (sécurité sociale, agriculture, armée…).
En 2017, les impôts baisseront si la croissance est supérieure de 1,7%.
Enfin, l’état d’urgence sera levé le 26 juillet a affirmé François Hollande. Le plan Vigipirate sera maintenu.

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