Edition du vendredi 15 décembre 2017

Grand Est : 12 agences territoriales pour plus de proximité

Le projet politique de Philippe Richert, président du Conseil régional du Grand Est, annoncé dès les premiers mois de la mandature, notamment dès le Pacte de ruralité, affiche la volonté du maintien et du développement de la proximité des services de la Région auprès des citoyens.

Capture.JPG agences2« Réussir à apporter de la proximité dans ce territoire est un défi à part entière que nous avons, avec l’ensemble de l’exécutif, choisi de relever. La Région a l’obligation d’être au plus proche de ses concitoyens, de ses entreprises, et de ses lycées. Avec les élus régionaux, nous avons fait le choix d’être sur le terrain le plus souvent possible pour comprendre au mieux les difficultés de tous, et en tirer des conclusions pour notre politique.
En Alsace, nous avions développé ce système d’agences territoriales qui permet à tous d’avoir des informations concrètes sans avoir à se déplacer au siège du Conseil régional.
Aujourd’hui nous agrandissons ce réseau au Grand Est tout entier, pour que partout, le Conseil régional puisse agir le plus efficacement possible, dans ce changement d’échelle majeur » a souligné le président de la Région.

Répondre aux attentes

Dans ce cadre, Philippe Richert a officiellement annoncé la localisation des 12 agences territoriales dans la région Grand Est, ce vendredi 24 juin 2016. Ces nouvelles agences sont en cours de création à une échelle pertinente au regard des grandes compétences de la Région et de la configuration de chacun des territoires concernés.
Ainsi, d’ici la fin de l’année, la Région disposera d’un réseau performant et très actif de 12 agences territoriales.

L’objectif est de répondre aux attentes des citoyens et des partenaires de la Région avec plus de proximité, de réactivité et d’efficacité.
En complément d’une organisation multi-sites, avec trois Maisons de la Région à Strasbourg, à Châlons-en-Champagne et à Metz, 12 agences territoriales mailleront le territoire d’ici la fin de l’année dans les secteurs suivants : Charleville-Mézières / Verdun, Châlons-en-Champagne, Troyes / Chaumont, Saint-Dizier / Bar-le-Duc, Thionville / Longwy, Metz, Nancy, Epinal, Saverne / Haguenau, Strasbourg, Sélestat, Mulhouse.
Des bâtiments emblématiques de la Région, facilement identifiables et parfaitement accessibles à tous, notamment en termes de dessertes par les transports collectifs, sont en cours de recherche.

Chaque agence comptera une équipe pluridisciplinaire d’une trentaine d’agents oeuvrant principalement autour de quatre pôles de compétences :

  • le patrimoine immobilier (notamment les lycées),
  • les ressources humaines, pour la gestion des TOS,

  • les politiques territoriales (formation, développement économique, etc.),

  • les transports scolaires et interurbains.

Cette organisation renforcera la mise en oeuvre opérationnelle des politiques publiques régionales dans chaque territoire, dans un objectif permanent de subsidiarité, c’est-à-dire favoriser chaque fois que c’est possible le travail en circuit court et apporter à chacun la garantie que toutes les questions peuvent être traitées localement, sans passer par le siège de la Région.
Certaines agences sont prévues sur deux sites. Il y aura en conséquence deux implantations immobilières et les personnels de l’agence seront répartis sur les deux sites.
Une agence couvre en moyenne un territoire d’environ 450 000 habitants, a la responsabilité de 20 lycées et encadre environ 450 agents.

Chiffres clés sur la Région Grand Est :

  • 5,5 millions d’habitants, – 245 lycées publics, – 110 CFA (Centres de Formation d’Apprentis), – 178 000 lycéens, – 37 400 apprentis, – 5 500 agents, – 300 000 demandeurs d’emploi, – plus de 267 000 entreprises de toute taille.

 

Rappel du contexte

L’organisation territoriale de la collectivité régionale représente un véritable défi. Avec plus de 57 000 km2 et ses 5,5 millions d’habitants, le Grand Est se caractérise en outre par de forts contrastes sur les plans démographique, économique et social. Il s’agit de concilier la vision stratégique d’une région aussi vaste et les attentes concrètes et légitimes de ses habitants et de mobiliser tous les territoires vers une dynamique fédératrice et tournée vers l’avenir.
La territorialisation des services de la Région prend tout son sens au regard de la réforme territoriale et du bouleversement d’échelle qu’elle a induit. En effet, la collectivité change nécessairement de nature lorsqu’il lui revient de gérer, comme c’est le cas de la Région Grand Est, 245 lycées publics et 110 CFA (Centres de Formation d’Apprentis) fréquentés par 178 000 lycéens et 37 400 apprentis et entretenus par 5 500 agents. En outre, l’enjeu est d’assurer la formation de 300 000 demandeurs d’emploi, d’être aux côtés de plus de 267 000 entreprises de toute taille et de poursuivre les partenariats existants avec 10 Conseils Départementaux et plus de 5.000 communes.
Il convient aussi d’anticiper l’exercice des nouvelles compétences transférées aux Régions par la loi NOTRe1, en particulier les « Transports interurbains et transports scolaires », jusque-là du ressort des départements, et dont la mise en oeuvre doit être assurée au plus près des usagers.
La territorialisation des services de la Région s’impose à l’évidence comme une condition nécessaire à l’efficacité de l’action publique régionale d’aujourd’hui et de demain.</div>

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