Une députée britannique assassinée : qui était Jo Cox ?

A une semaine du référendum sur le Brexit, une députée travailliste favorable au maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union Européenne, Jo Cox, 41 ans, est décédée ce jeudi après avoir été agressée en sortant d’une bibliothèque. Qui se cachait derrière cette femme politique europhile ?.

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La députée britannique Jo Cox

Petite par la taille, grande par le talent. Du haut de son mètre 52, Jo Cox, député travailliste, se faisait entendre et respecter. Elue en mai dernier dans la circonscription de Batley et Spenn, dans le Yorkshire (Nord-Est), dont elle était originaire, elle est décédée ce jeudi après l’attaque dont elle a été victime à Bristall dans le nord de l’Angleterre.

Son assassin, Thomas Mair, est un partisan néo-nazi. Un déséquilibré mental dont les raisons qui l’ont poussé à blesser mortellement par balles Jo Cox, jeudi à Birstall, dans le nord de l’Angleterre sont encore floues. Il aurait crié « Britain first » (l’Angleterre d’abord) ce qui donne à penser à un geste éminemment politique en pleine campagne pour le Brexit. Les Britanniques se prononcent le 23 juin sur leur maintien ou non dans l’Europe. La jeune femme a été transportée dans un état critique dans un hôpital de Leeds où elle a succombé à ses blessures.
Cette agression a plongé la Grande-Bretagne dans la stupéfaction. Jérémy Corbyn, leader du Parti travailliste, a exprimé sur son compte twitter son désolement et son soutien au nom de la famille politique.

 

Le Premier ministre anglais, David Cameron a annoncé qu’il suspendait sa campagne contre le Brexit. La députée assassinée était, elle aussi, une pro-européenne. Partout dans le monde des messages de compassion ont été adressés à la famille de Jo Cox mais aussi à toute la Grande-Bretagne. François Hollande a exprimé « sa profonde émotion » après l’assassinat de la députée et de son « entière solidarité envers le peuple britannique ».

Une militante engagée

Issue d’une famille modeste, mariée et maman de deux enfants, Jo Cox fait un parcours sans faute à Cambridge. Avant d’embrasser une carrière politique, elle s’engage dans l’humanitaire. Elle devient notamment directrice des politiques et responsable des campagnes humanitaires de l’ONG Oxfam qui lutte contre la pauvreté dans le monde. Elle travaille pour la fondation Bill et Melinda Gates ainsi que pour Freedom Fund qui lutte conte l’esclavage.


En 2015, elle est élue députée au Parti travailliste dans la circonscription de Batley et Spen, où elle est née et résidait. Durant sa courte carrière politique, la jeune femme s’est illustrée par ses prises de positions proeuropéennes et son militantisme en faveur du peuple syrien.

Coprésidente du groupe parlementaire des Amis de la Syrie, en décembre dernier, elle s’est faite remarquer en boudant le vote sur les frappes aériennes britanniques en Syrie.
Le 10 juin, la pétulante Jo Cox publie une tribune dans le Yorkshire Evening Post, dans laquelle elle défend que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ne résoudrait pas les questions d’immigration de la Grande-Bretagne.
Lorsqu’elle a été attaquée jeudi – pour ses convictions – la députée se trouvait à proximité de la bibliothèque municipale de Birstall, où elle avait pris l’habitude de rencontrer ses administrés. Aujourd’hui, l’étoile montante du Parti travailliste a filé.



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