Edition du mercredi 13 décembre 2017

Clairvaux : fermeture confirmée

Le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, a reçu ce jour une délégation d’élus de l’Aube, de la Haute-Marne et de la Région Alsace Lorraine Champagne Ardenne Lorraine pour faire un point sur la situation de la centrale pénitentiaire de Clairvaux. La fermeture semble inéluctable. 

Capture.JPG-clerveaux-300x212Étaient présents : Philippe Richert, Président du Conseil régional Alsace Champagne Ardenne Lorraine, accompagné de Madame Guillemy,  maire de Chaumont, Nicolas Dhuiq, député, François CORNUT-GENTILLE, député, Gérard Menuel, député ; Philippe Adnot, Sénateur, Bruno Sido, Sénateur, François BAROIN, Sénateur, Maire de Troyes, Marie-Noëlle Rigollot, Philippe Dallemagne,  Stéphane Martinelli.
Suite à l’annonce, sans aucune concertation, de la fermeture de la centrale de Clairvaux par le gouvernement, les élus du territoire avaient interpellé le garde des Sceaux lui demandant une étude précise sur les motivations de cette brusque décision et sur ces impacts. Le ministre a souhaité les recevoir aujourd’hui pour leur présenter les conclusions de l’étude qu’il a commanditée.
Le ministre a confirmé un processus de fermeture progressive de la centrale de Clairvaux. Il estime en effet que l’ampleur des travaux à réaliser pour pallier à la vétusté du site de Clairvaux et l’absence de besoin complémentaire en matière de places en Centrales, ne justifie pas le maintien à terme de cet équipement.
L’ensemble des élus présents a fait part de son incompréhension face à une telle décision qui pénalise lourdement le territoire de Bar-sur-Aube et bien au-delà de l’Aube et de la Haute-Marne.
Le Ministre a cependant annoncé qu’un ensemble de travaux de 10 à 16 millions d’euros allait être réalisé pour garantir le bon fonctionnement du site pour les quelques années à venir, évoquant aussi la possibilité du redéploiement des personnels de l’administration pénitentiaire d’une part, et des détenus d’autre part, sur d’autres sites.

Incompréhensible!

Les différents élus du territoire, étonnés par cette annonce, ont interrogé ce choix qui conduira à faire à court terme des travaux néanmoins conséquents et couteux et qui seront à fond perdus sur le long terme. « Nous considérons que le choix de fermeture est prématuré et porte lourdement préjudice aux territoires, et ce alors même que nous avons manifesté notre volonté d’une approche compréhensive et constructive de ce dossier… C’est pourquoi il est difficile de concevoir ce choix, confirmé par le garde des Sceaux, de fermer la Centrale, mais aussi d’investir près de 10 à 16 millions d’euros pour les quelques années de répit que le Gouvernement lui laisse ! C’est totalement incompréhensible. »
Les élus ont donc demandé à ce que cette décision puisse être réexaminée au regard d’une analyse plus globale de l’évolution du site incluant les coûts que représentera nécessairement la reconversion de cet ensemble patrimonial : « Nous souhaitons une analyse beaucoup plus complète et une mise en perspective au regard des enjeux d’aménagement du territoire, de préservation patrimoniale du site et des besoins réels en matière de politique carcérale. »
Seront-ils entendus ? On en doute.

Lire Aussi