Edition du dimanche 17 décembre 2017

Fermeture de Clairvaux : ça grince !

A l’appel du personnel de la Centrale de Clairvaux, un millier de personnes se sont rassemblées à Bar-sur-Aube, samedi, pour refuser la fermeture de la prison, annoncée par le ministre de la Justice.

Capture.JPG clerveauxAgents de l’administration pénitentiaire, habitants et élus ont défilé dans les rues de Bar-sur-Aube, le 14 mai pour protester contre la fermeture annoncée de la prison de Clairvaux.
On sait que le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, en a fait l’annonce le 27 avril dernier à l’occasion de la cérémonie de baptême des élèves de l’Ecole de l’Administration Pénitentiaire. En ajoutant qu’un centre pénitentiaire sera créé à Troyes.
Dans son discours, le Garde des sceaux a expliqué qu’il fallait « savoir fermer des prisons » quand « cela est nécessaire ». La nécessité, ici, vient de la vétusté de l’établissement de Clairvaux, construit sur le site d’une abbaye en 1804.

« Des locaux inadaptés »



« Cela fait des années que la fermeture de centre… est annoncé, a précisé le ministre. Je ne veux plus que les personnels soient contraints de travailler dans de telles conditions, pas plus que je ne souhaite que des personnes soient détenues dans des locaux aussi inadaptés. Evidemment, la direction de l’Administration pénitentiaire prendra en compte chaque situation des personnels pour qu’il n’y ait pas de préjudice excessif. »
La décision du ministre a été très mal perçue, notamment par la quarantaine d’agents de la pénitentiaire qui y travaillent. Habitants de la région et élus locaux leur ont apporté un soutien appuyé. Comme le président de la région Grand Est, Philippe Richert, qui a fait le déplacement, la semaine dernière, pour dire aux manifestation son étonnement « du caractère tout à fait abrupt de cette décision de fermeture prise sans concertation aucune ». Le président Richert a poursuivi : « Alors que tout le monde s’accorde pour reconnaître que notre pays manque de nombreuses places en prison, cette décision de fermeture est d’autant plus incompréhensible que Clairvaux bénéficie d’une réputation de site sécurisé et dispose d’une réelle expertise dans la gestion des prisonniers difficiles. »

M.G.

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