Edition du lundi 21 mai 2018

Jean ROTTNER réclame des indemnisations pour les usagers

Le président de la Région Grand Est prône aussi une meilleure coordination avec le Luxembourg

1673 trains par jour dans le Grand Est (DR)

1673 trains par jour dans le Grand Est (DR)

Alors que les mouvements sociaux des cheminots affectent considérablement le trafic ferroviaire dans le Grand Est, avec environ 1 000 trains qui sont supprimés chaque jour de grève sur les 1 699 trains quotidiens que la Région commande à SNCF Mobilités, Jean ROTTNER, Président de la Région Grand Est, tient à relayer la voix des usagers, et notamment les dizaines de milliers d’abonnés TER, qui payent pour un service qui n’est pas réalisé dans les faits.

Si l’information des voyageurs par la SNCF a connu de réelles améliorations à l’occasion de ce conflit social, en revanche, il est indispensable qu’une indemnisation substantielle puisse être mise en œuvre pour compenser le préjudice subi par les voyageurs abonnés, et ce indépendamment des réfactions financières que la Région appliquera à la SNCF au regard des prestations commandées et non réalisées.

Cette requête de Jean ROTTNER au Président de la SNCF, Guillaume PEPY, vient en appui aux demandes récurrentes et légitimes des usagers qui subissent au quotidien les conséquences d’une grève dont l’issue est aujourd’hui incertaine.

Des incidents techniques

Parallèlement, et toujours dans le contexte de cette grève, l’annulation d’une liaison TER entre le Luxembourg et Metz le 23 avril dernier, cumulée avec un incident technique sur une rame de substitution des Chemins de Fer Luxembourgeois, a provoqué une très grande affluence dans la gare de Luxembourg-Ville et une agitation certaine des passagers en attente d’une liaison ferroviaire vers la France. En réponse, les autorités luxembourgeoises ont fait intervenir les forces de l’ordre, et notamment une brigade canine, pour maintenir le calme.

Le déploiement de forces policières face aux salariés frontaliers pour pallier les défaillances techniques d’un train luxembourgeois et d’un mouvement social français a particulièrement choqué les usagers présents et ne manque pas de faire monter d’un cran la tension sur cette ligne frontalière entre Luxembourg et Metz qui connaît déjà de nombreuses difficultés liées à sa saturation.

La Région Grand Est a, pour sa part, d’ores et déjà pris ses responsabilités en planifiant des actions concrètes pour améliorer le fonctionnement quotidien de cette ligne (renforcement du cadencement, mise en sécurité des rames, achat de trains plus longs et allongement des quais …). Par ailleurs, les conclusions de la Conférence Intergouvernementale du 20 mars dernier vont aboutir à un partenariat financier entre les deux pays sur cette liaison. Néanmoins, il est nécessaire de mieux coordonner le travail entre les autorités organisatrices des transports et les exploitants de cette ligne.

A cet effet, Jean ROTTNER vient de demander à François BAUSCH, Ministre du Développement durable et des Infrastructures Luxembourgeois, une réunion de travail avec la Région Grand Est afin de définir une méthode, des objectifs et des moyens pour faciliter la vie et les conditions de transports des usagers sur l’axe entre le Luxembourg et la Lorraine.

Lire Aussi