Edition du samedi 24 février 2018

Paris-Troyes : l’inquiétude du CESER

 L’Etat et la SNCF semblent vouloir, à nouveau, remettre en cause le financement de l’électrification de la ligne Paris-Troyes. Inacceptable pour le CESER.

SN?CF : ligne 4 (Rail de France)

SN?CF : ligne 4 (Rail de France)

Pour le CESER Grand Est, une nouvelle remise en cause du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) à ce sujet serait totalement inacceptable. Il manifeste son soutien aux acteurs des territoires concernés, élus et usagers.
Le CESER rappelle qu’il s’était déjà prononcé à plusieurs reprises sur le sujet, soutenant l’idée de nécessaires investissements en termes de qualité de services, de maintenance et de changement de matériel d’infrastructure.

En 2013 notamment, le CESER Champagne-Ardenne appuyait la Région dans sa volonté de maintenir la Ligne 4 dans le statut des trains d’équilibre du territoire (TET) afin d’offrir un service public de référence qui soit complémentaire des services à grande vitesse et des services régionaux. Par ailleurs, l’Etat, engageant la SNCF, a signé plusieurs CPER successifs prévoyant des travaux comprenant l’électrification Paris-Troyes, sans que ces travaux ne soient jamais engagés, ce que le CESER a dénoncé. La participation de la région Champagne-Ardenne au financement de la LGV Est était également conditionnée à ces travaux d’électrification.

Protocole d’accord en 2016

Aujourd’hui, au moment de la construction du SRADDET, les socio-professionnels du Grand Est s’inquiètent de la place des territoires dans les stratégies de l’Etat pour le développement régional. L’électrification de la ligne entre Paris et Troyes est un outil et un levier indispensables pour l’équité territoriale et pour le maintien des acteurs dans la cohésion régionale. Ce chantier concerne en effet le territoire le plus isolé du Grand Est quant aux infrastructures ferroviaires.
Il ne s’agit pas de réaliser une infrastructure nouvelle mais bien de mettre à niveau les équipements existants dans le cadre du développement durable. L’Etat s’y était engagé par un protocole d’accord signé en 2016 entre les différentes parties. La remise en cause systématique des signatures de l’Etat, de manière unilatérale, pose question à l’assemblée du CESER quant à l’absence régulière de crédibilité de l’Etat, quels qu’en soient les gouvernements.

Après la fusion des régions et la création du Grand Est, le CESER estime d’ailleurs qu’un regard nouveau devrait être porté sur toute la longueur de cette Ligne 4, notamment en termes de fret, pour permettre d’optimiser les relations avec les voisins suisses du Grand Est et, plus généralement, permettre une meilleure connexion entre les territoires.

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