Edition du lundi 23 juillet 2018

La population conséquence ou cause du développement local ?

 par Christian Eckert

L’INSEE vient de publier aujourd’hui les populations légales qui entrent en vigueur le 1° janvier prochain. Il est toujours intéressant de regarder les résultats dans les territoires que l’on connait.

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Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget

Dans l’ancien Canton d’Audun le Roman, où je vis et ai été élu local, quelques constats se dégagent et se confirment année après année.
Voici les chiffres de la population légale des quatre plus grosses villes de cet ancien bassin minier.

Année

1982

Année

1999

Année

2018

Variation de

1982 à 2018

Variation %
TRIEUX 2 030 1 853 2 521 491 +24
AUDUN-LE-ROMAN 2 106 2 059 2 463 357 +17
PIENNES 2 751 2 416 2 480 -271 -10
TUCQUEGNIEUX 3 367 2 726 2 502 -865 -26

 

Trieux, la plus petite en 1982, est aujourd’hui devenue la plus grosse en gagnant 24 % d’habitants.
Audun Le Roman, a gagné 17 % d’habitants.
Piennes et Tucquegnieux en ont perdu respectivement 10 et 26 %.
Ces villes ont connu la même histoire économique et les mêmes problèmes de constructibilité liés à l’après-mine…
Certaines ont investi, rénové, incité à l’urbanisation, fait construire des logements sociaux… D’autres non.
L’école de Trieux a ouvert des classes jusqu’à cette année, offert depuis longtemps un périscolaire et s’est dotée d’une école maternelle neuve.
Deux supermarchés ont ouvert à Trieux et Audun le Roman, un autre a fermé à Tucquegnieux. La vie commerciale s’est déplacée. L’évolution de la population influe sur la présence des commerces, des services  et de la vie associative. Et vice-versa !
Le cap, la volonté et l’engagement donnés par les élus municipaux n’est peut-être pas la seule explication. Mais c’en est sans doute une très importante.

La population ne vient et ne reste que si les conditions d’accueil sont attractives.

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