Edition du samedi 16 décembre 2017

Christophe Arend : plainte classée sans suite

Le député Christophe Arend à l'assemblée nationale (capture A.N.)

Le député Christophe Arend à l’assemblée nationale (capture A.N.)

L’ancienne attachée parlementaire du député LREM de la Moselle avait déposé plainte en octobre dernier pour agression sexuelle.

L’affaire se dégonfle et montre à quel point il convient d’être prudent lorsqu’il s’agit d’accuser une personnalité sur des motivations sexuelles. Les règlements de comptes peuvent être parfois pervers.
En octobre dernier une attachée parlementaire du député de La République en Marche, Christophe Arend, a déposé plainte pour « harcèlement » et « agression sexuelle » visant son ancien employeur.
Après plusieurs semaines d’une enquête serrée, la plainte a été classée sans suite par le procureur de la République de Sarreguemines (57) Jean-Luc Jaeg, exposant la plaignante à des poursuites pour dénonciation calomnieuse.

« Des avances au député »

En effet, après l’audition de nombreux témoins, les enquêteurs ont été persuadés que l’ancienne attachée parlementaire racontait des bobards. Ses déclarations sont apparues « incohérentes ».
La plainte pour « harcèlement et agression sexuelle » visant le député de La République en marche (LRM) de Moselle, Christophe Arend, a été classée sans suite mercredi 29 novembre.
Mais ce n’est pas tout. Les policiers ont récupéré un grand nombre de messages échangés entre le député et sa collaboratrice où il apparaît que c’est elle qui a adressé des messages à caractère sexuel au député et non l’inverse. « Certains messages envoyés par la plaignante au député s’interprètent plutôt comme des avances faites par la plaignante au député et pas l’inverse » a expliqué le procureur de Sarreguemines.

Emilien Lacombe

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