Edition du jeudi 21 juin 2018

Préparation de la rentrée 2018

Dans l’académie de Nancy-Metz, l’effort de l’Éducation nationale pour la ruralité se renforce, selon le rectorat.

La rentrée 2018 s'annonce sous de bons auspices (DR)

La rentrée 2018 s’annonce sous de bons auspices (DR)

À la rentrée 2018 dans l’académie de Nancy-Metz le taux d’encadrement sera donc renforcé avec 5,68 Professeurs des écoles pour 100 Elèves (P/E); par comparaison ce taux était de 5,59 à la rentrée 2017.
Les 3.881 postes de professeurs créés à la rentrée 2018 pour 32.657 élèves de moins permettront, sur l’ensemble du territoire, le financement du dédoublement de 100% des CP REP, et d’au moins 50%, en tendant autant que possible à 100% des CE1 REP+.
Dans notre académie, cela se traduit par :
34 CP en REP+ dédoublés à la rentrée 2017,
106 CP REP et 31 CE1 REP+ dédoublés à la rentrée 2018.
Le dédoublement sur 2017 et 2018 des classes de CP et CE1 en REP et REP+ ne se fait :
-ni au détriment du remplacement : à la rentrée scolaire 2017, 34 postes supplémentaires de remplaçants ont été déployés par l’académie.
-ni au détriment de la ruralité.
En Meurthe-et-Moselle, il y aura 602 élèves de moins à la rentrée 2018 ; toutefois le taux d’encadrement augmentera (5.34 en 2017 ; 5.43 en 2018).
En Meuse, il y aura 322 élèves de moins à la rentrée 2018 ; toutefois le taux d’encadrement augmentera (6.38 en 2017 ; 6.51 en 2018).
En Moselle, il y aura 976 élèves de moins à la rentrée 2018 ; toutefois le taux d’encadrement augmentera (5.45 en 2017 ; 5.53 en 2018).
Dans les Vosges, il y aura 953 élèves de moins à la rentrée 2018 ; toutefois le taux d’encadrement augmentera (6.12 en 2017 ; 6.27 en 2018).

Les territoires ruraux

Pour la prochaine rentrée (année scolaire 2018/2019), il est à nouveau prévu un effort très important de l’Éducation nationale pour les territoires ruraux.
Dans l’académie Nancy-Metz, 14 conventions locales de ruralité ont été signées ; une 15ème est en cours de signature. L’objectif, et c’est le sens de la mission confiée au Sénateur Duran, est bien de faire de ces contrats des leviers pour augmenter la qualité de l’offre scolaire dans la ruralité (pas seulement maintenir des classes, mais bien repenser la carte des écoles et le parcours territorial de l’élève), et raisonner en pluri annuel sur une action collective de l’État et des différentes collectivités territoriales concernées par la question éducative (commune, intercommunalité, département, etc.).

Des ajustements possibles

Le travail sur la carte scolaire se réalise actuellement dans chaque département, comme à l’habitude à cette période. Des ajustements sont encore possibles, y compris avant l’été pour prendre en compte les aléas des effectifs. Compte tenu de la mobilité des populations au sein de certains départements et de la difficulté à garantir une qualité pédagogique suffisante dans certaines écoles accueillant un trop faible nombre d’élèves, des fermetures de classes apparaissent, comme chaque année, souhaitables pour les élèves comme pour les communes.
Cette phase suppose un processus de dialogue renforcé avec les élus, amorcé bien en amont des décisions finales sur les postes et les classes, afin d’encourager toutes les initiatives destinées à améliorer le fonctionnement du service public d’éducation dans les territoires ruraux (regroupements d’écoles adaptés à la réalité géographique, campus de l’école du socle…) et ainsi construire ensemble l’école rurale de la réussite.

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