Edition du mardi 19 juin 2018

Production mondiale de vins en 2017 estimée à 246,7 Mhl

En recul de 8,2% par rapport à 2016, la production 2017 est historiquement faible notamment en Europe occidentale en raison des conditions climatiques défavorables.

Jean-Marie Aurand directeur général de l'OIV (Photo OIV)

Jean-Marie Aurand directeur général de l’OIV (Photo OIV)

o Production très faible en Europe : en Italie (39,3 Miohl), en France (36,7Miohl) et en Espagne (33,5 Miohl) les niveaux de production sont historiquement bas.
L’Allemagne (8,1 Miohl) enregistre également une faible production.
Le Portugal (6,6 Miohl), la Roumanie (5,3 Miohl), la Hongrie (2,9 Miohl) et l’Autriche (2,4 Miohl) sont les seuls pays à avoir connu une hausse par rapport à 2016

o Un niveau de production encore élevé aux Etats-Unis (23,3 Miohl)

o L’Afrique du Sud (10,8 Miohl) maintient un niveau de production soutenu

o En Amérique du Sud la production est en hausse par rapport au faible niveau de 2016, notamment en Argentine (11,8 Miohl) et au Brésil (3,4 Miohl). Au Chili (9,5
Miohl) la production vinifiée reste basse
o La production australienne (13,9 Miohl) est à la hausse et la production néozélandaise (2,9 Miohl) bien qu’en léger recul reste à un très bon niveau

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue au siège de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin, le directeur général de l’OIV, Jean-Marie Aurand, a présenté les premiers éléments d’information sur la production viticole mondiale en 2017.
La production mondiale de vin, hors jus et moûts, qui atteindrait 246,7 millions d’hectolitres, une baisse de plus de 8% par rapport à 2016, est l’une des plus faible depuis plusieurs décennie. Cette baisse est consécutive aux aléas climatiques qui ont touché les principaux pays producteurs particulièrement en Europe.

Evolution de la production mondiale de vin

Production mondiale de vin
(hors jus & moûts)

Dans l’Union européenne (UE) des événements météorologiques extrêmes, allant du gel à la sécheresse, ont fortement impacté la production de vins 2017, qui est historiquement faible. En effet, les prévisions des trois principaux pays producteurs s’inscrivent en net recul par rapport aux productions 2016.

L’Italie, pour la troisième année consécutive, confirme en 2017 sa place de 1 producteur mondial (39,3 Miohl, -23% par rapport à 2016), suivie de la France (36,7 Miohl, -19% par rapport à 2016) et de l’Espagne (33,5 Miohl, -15% par rapport à 2016).

Cette baisse est enregistrée dans les principaux pays de l’UE. L’Allemagne (8,1 Miohl, 10% par rapport à 2016) et la Grèce (2,5 Miohl -10% par rapport à 2016) s’inscrivent dans cette évolution à la baisse. La Bulgarie (1,1 Miohl -2% par rapport à 2016), connait un niveau de production conforme à son potentiel.

Le Portugal (6,6 Miohl), la Roumanie (5,3 Miohl), la Hongrie (2,9 Miohl), et l’Autriche (2,4 Miohl) sont les seuls pays à enregistre une hausse par rapport à 2016. Après deux mauvaises récoltes la Roumanie retrouve un niveau de production élevé.

Les Etats-Unis avec 23,3 Miohl vinifiés (-1% / 2016), connaissaient pour la deuxième année consécutive un niveau de production élevé. Une incertitude demeure : l’évaluation proposée pour la production de vins est basée sur des prévisions de production de raisins de l’USDA notamment de cuve datant d’août 2017 et ne prenant donc pas en compte les éventuelles conséquences des incendies intervenus récemment (octobre 2017) en Californie.

En Amérique du sud, les productions de vin s’inscriraient plutôt en hausse par rapport à 2016 et ceci malgré des températures plutôt basses en fin d’année 2016.

L’Argentine enregistre en 2017 une hausse de sa production avec 11,8 Miohl vinifiés (25% /2016), après une récolte 2016 parmi les plus faible de ces dernières années.
Le Brésil, après la très faible production de l’année précédente de 1,4 Miohl, retrouve en 2017 un niveau de production de plus de 3,4 Miohl.
Au Chili la production 2017 s’inscrit en recul avec 9,5 Miohl, soit -6% par rapport à une production 2016 déjà faible.

L’Afrique du Sud (10,8 Miohl) voit son niveau de production 2017 légèrement augmenter de 2% par rapport à 2016.

En Océanie, la production australienne 2017 atteint le niveau soutenu de 13,9 Miohl, soit +6% par rapport à 2016. Pour la troisième année la production a augmenté. En NouvelleZélande la production 2017 a légèrement baissé (-9%), mais c’est en référence à une production record de l’année précédente. Elle se maintient toutefois à un niveau élevé (2,9 Miohl).

 

La consommation mondiale de vin

A cette période de l’année, on ne dispose pas encore des chiffres définitifs de la consommation de vin, que l’on estime toutefois dans une fourchette de 240,5 à 245,8 Miohl.

Evaluation de la consommation mondiale de vin 2017

L’OIV est l’organisme intergouvernemental à caractère scientifique et technique de compétence reconnue dans le domaine de la vigne, du vin, des boissons à base de vin, des raisins de table, des raisins secs et des autres produits issus de la vigne. Il est composé de 46 États Membres.

Dans le domaine de ses compétences, les objectifs de l’OIV sont les suivants :
– Indiquer à ses membres les mesures permettant de tenir compte des préoccupations des
producteurs, des consommateurs et des autres acteurs de la filière vitivinicole ; – Assister les autres organisations internationales intergouvernementales et nongouvernementales, notamment celles qui poursuivent des activités normatives ;
– Contribuer à l’harmonisation internationale des pratiques et normes existantes et, en tant que de besoin, à l’élaboration de normes internationales nouvelles, afin d’améliorer les conditions d’élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles et à la prise en compte des intérêts des consommateurs.

*Abréviations:
mhl : Milliers d’hectolitres Miohl : Millions d’hectolitres

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