Edition du jeudi 19 juillet 2018

L’hôpital virtuel de Lorraine : une réalité

Inauguration de l'hôpital virtuel de Lorraine, le 23 janvier 2018 (DR)

Inauguration de l’hôpital virtuel de Lorraine, le 23 janvier 2018 (DR)

 Inauguré ce 23 janvier 2018 sur le campus biologie-santé de Nancy-Brabois, l’hôpital virtuel de Lorraine est un outil de formation sur des modèles artificiels pour médecins et personnels soignants. Unique en France.

 Avant de couper le traditionnel ruban inaugural, ils furent onze à prendre la parole, ce 23 janvier 2018, pour dire tout le bien qu’ils pensaient de l’hôpital virtuel de Lorraine (HVL), cette structure unique dans le Grand Est et, sans doute, dans toute la France, sous une forme aussi élaborée.
De quoi s’agit-il ? De former des étudiants, des médecins, des personnels soignants en les confrontant non pas tout de suite avec de vrais patients mais avec des modèles artificiels (malades virtuels numériques ou mannequins) ou anatomiques ou encore par des jeux sérieux avec des acteurs.
Autrement dit, il s’agit de recréer des scénarii ou des apprentissages techniques dans un environnement réaliste et dans un contexte juridique fondé le principe « jamais la première fois sur un patient. »
Cette étape virtuelle est incontournable pour le médecin ou l’infirmier avant d’être confronté à la réalité des blocs opératoires, des salles d’urgence, d’accouchement, de cabinets dentaires…

Objectif : l’excellence

Inauguration de l'Hôpital Virtuel de Lorraine sur le Technopôle de Brabois (DR)

Inauguration de l’Hôpital Virtuel de Lorraine sur le Technopôle de Brabois (DR)

Pensé et réalité par le Collégium Santé, réunissant les facultés de médecine (Ecole de chirurgie, Centre universitaire d’enseignement par simulation- CUESim, le Centre d’enseignement des soins d’urgence-CESU) d’odontologie, de pharmacie et des sciences du sport de l’Université de Lorraine, l’Hôpital Virtuel de Lorraine est doté de simulateurs de haute technologie et bénéficie des enseignements de qualité. Avec un seul objectif : l’excellence.
Voilà pourquoi cet outil d’avant-garde de la faculté de médecine de Nancy est en train de se forger une notoriété qui va bien au-delà de la région Grand Est puisque des liens sont d’ores et déjà tissé avec le Luxembourg, la Belgique, l’Allemagne…

De nombreux mannequins pour apprendre les gestes qui soignent

De nombreux mannequins pour apprendre les gestes qui soignent

Discours, ruban, visite

Le doyen de la fac de médecine, Marc Braun a brossé un rapide historique de l’Hôpital virtuel en précisant que c’était « un exemple à suivre. »
Pierre Mutzenhardt, président de l’Université de Lorraine en a souligné l’enjeu : « être la référence nationale en matière de formation de santé. »
Thierry Conroy, directeur général de l’Institut de Cancérologie (ICL), puis Bernard Dupont, directeur du Centre hospitalier régional, ont mis l’accent sur la nécessité de « savoir travailler ensemble ».
Laurent Hénard, maire de Nancy, s’est plu à évoquer les nombreux projets en cours sur le technopôle de Brabois auquel il souhaite « donner une visibilité internationale. »
Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre, a indiqué que Brabois était sur le territoire de Vandoeuvre mais que « la recherche et le savoir n’avaient pas de frontières ».
André Rossinot, président de Nancy-Métropole a remarqué « l’absence du directeur de l’Agence régionale de santé (Ars) Christophe Lannelongue ». Il a observé aussi que Lille et Nancy avaient été « exclues du plan Campus » du gouvernement. Et qu’il a dû batailler pour que les deux métropoles « oubliées » soient ajoutées à la liste. Pour lui, l’Université de Lorraine « incarne des valeurs d’humanisme et de formation. »
Mathieu Klein, président du Conseil départemental 54 a salué la clairvoyance des précurseurs qui, il y a 10 ans, ont eu « cette idée un peu folle ». Il veut penser aujourd’hui au vieillissement de la population, à la « la silver économie » des séniors. « Nous sommes au début d’une révolution démographique. »
François Werner, vice-président du Conseil régional et maire de Villers-lès-Nancy s’est réjoui de l’inauguration de cet Hôpital virtuel « qui n’a pas d’équivalent dans la région Grand Est ».
Laurent Garcia, député de Meurthe-et-Moselle a évoqué « l’intelligence collective » qui se matérialise dans cet outil d’avant-garde.
Enfin, Muriel Vidalenc, directrice générale déléguée Ouest de l’ARS Grand Est a souligné le succès de cette aventure collective, « un outil fédérateur de cette région. »
Après avoir coupé le ruban tricolore, Pierre Mutzenhardt et toutes les personnalités ont visité les différentes pièces de l’hôpital virtuel de Lorraine.

M.G.

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