Edition du jeudi 23 novembre 2017

Festival du film arabe de Fameck : WITHERED GREEN remporte le Grand Prix

La 28e édition du Festival du film arabe de Fameck – Val de Fensch vient de révéler son palmarès lors d’une remise de prix qui s’est déroulée samedi 14 octobre à 18 h.

 GRAND PRIX (soutenu par la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch). 

Withered Green - Gerand prix du Festival du film arabe de Fameck (capture Youtube)

Withered Green – Gerand prix du Festival du film arabe de Fameck (capture Youtube)

Le jury présidé par le comédien Slimane Dazi, entouré de Karim Traïdia (réalisateur), Abdelkader Djemaï (écrivain) et Claude Bertemes (directeur de la Cinémathèque du Luxembourg), a primé :

  •  Withered Green de Mohammed Hammad (2016, Égypte). Jeune    femme   traditionnelle      et conservatrice, Iman a dû s’occuper de Noha, sa sœur cadette, à la mort de leurs parents. Lorsque cette dernière reçoit une proposition de mariage, Iman doit demander à leurs oncles de rencontrer le marié et sa famille, puisque la coutume des sociétés arabes requiert la présence d’un homme de l’entourage de la mariée pour conclure un mariage. Mais Iman fait fi des traditions. 

 Une mention a été décernée à Pluie de sueur de Hakim Bellabès

 PRIX DE LA PRESSE (soutenu par la Ville de Fameck)

Le jury presse présidé par le critique Thierry Méranger (Cahiers du Cinéma), entouré de Nadjia Bouzeghrane (rédactrice en chef d’El Watan France), Thibaut Demeyer (critique cinéma   à l’Essentiel radio, lequotidien.lu, professioncinephiles.be et Vivacité  Belgique),  Thomas      Destouches (journaliste cinéma pour Télécâble Sat Hebdo, Cinemateaser et « Plus de séries » sur Canal + Séries) et Samia Messaoudi (journaliste cinéma à Beur FM et Beur TV), a primé :

  • En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui (2017, France – Allemagne – Algérie – Qatar)

Aujourd’hui, en Algérie, trois histoires, trois générations. Mourad, un promoteur immobilier, divorcé, sent que tout lui échappe. Aïcha, une jeune fille, est raillée entre son désir pour Djalil et un autre destin promis. Dahman, un neurologue, est soudainement rattrapé par son passé, à la veille de son mariage. Dans les remous de ces vies bousculées qui mettent chacun face à des choix décisifs, passé et présent se télescopent pour raconter l’Algérie contemporaine.  

Une mention a été décernée à La Belle et la meute de Khaouther Ben Hania

PRIX DU JURY JEUNES (soutenu par le Conseil Départemental de Moselle)

Le jury jeunes, composé de 12 élèves du Lycée St Exupéry de Fameck, de Schlüchtern (ville allemande jumelée avec Fameck), du Lycée Général et Technologique Marc Chagall de Reims et du Lycée Louis Bertrand à Briey, a primé :

  • À mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhana (2016, France et Algérie). Au cœur du hammam, loin du regard accusateur des hommes, mères, amantes, vierges ou exaltées islamistes, des fesses et des foulards de Dieu se confrontent, s’interpellent entre fous rires, pleurs et colères, bible et coran… avant le sifflement d’un poignard et le silence de Dieu.

PRIX DU DOCUMENTAIRE (soutenu par Batigère)

Le jury documentaire, présidé par  le producteur Ahmed Bedjaoui, entouré de Auberi Edler (réalisatrice), Marianne Palesse (déléguée générale d’Images en Bibliothèque), Gaëlle Rilliard (membre d’Ardèche Images) et Oreste Sacchelli (président du Festival du Film Italien de Villerupt), a primé :

  • Les fleurs du bitume de Karine Morales et Caroline Péricard (2017, France)

Dans les rues de Tunis et de Sfax, Chaima danse, Ouméma graffe, Shams slame. Elles ne se connaissent pas mais font parties de la même génération. Elles sont nées sous la dictature de Ben Ali. Elles sont les adolescentes de la révolution du Jasmin qui a éclos en Tunisie en 2011. Elles incarnent toutes les nuances, parfois opposées, toujours complémentaires, d’un combat commun : la liberté des femmes dans leur pays.  

PRIX DU COURT-MÉTRAGE ((soutenu par l’Office de Tourisme du Val de Fensch)

Le jury court-métrage, présidé par Ali Esmili (réalisateur et acteur), entouré de Daniel Frisoni (professeur à l’IRTS Lorraine) et Emma Raguin (festival « Panorama du Maghreb et du Moyen Orient »), a primé : 

  • On est bien comme ça de Medhi M. Barsaoui (2016, Tunisie). Baba Azizi, âgé et atteint d’Alzheimer, est balloté de maison en maison entre ses différents enfants. Il rend la vie dure à son entourage y compris à salle qui est pourtant aux petits soins. La lucidité de son petit-fils le fait sortir du rôle dans lequel il se complaît.

 Des mentions ont été décernées à Terrain vague de Latifa Saïd et 5 Dirhams par tête de Paola Rima Meils et Myriam Laalej. 

PRIX DU PUBLIC (soutenu par la Région Grand Est)

  • Une famille syrienne de Philippe Van Leeuw (2017, France – Belgique)

Dans la Syrie en guerre, d’innombrables familles sont restées piégées par les bombardements. Parmi elles, une mère et ses enfants tiennent bon, cachés dans leur appartement. Courageusement, ils s’organisent au jour le jour pour continuer à vivre malgré les pénuries et le danger, et par solidarité, recueillent un couple de voisins et son nouveau-né. Tiraillés entre fuir et rester, ils font chaque jour face en gardant espoir.  

Au sujet du Festival du Film Arabe

Organisé par la Cité Sociale et la Ligue de l’enseignement – FOL Moselle, le Festival du Film Arabe propose près de 50 films, longs-métrages de fiction, documentaires, courts-métrages dont beaucoup inédits ou en avant-première, avec pour objectif de promouvoir une cinématographie émergente. La programmation regroupe plus de 110 projections sur dix jours embrassant la production de pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, la Palestine, l’Irak, le Liban, etc. Une sélection hors compétition intitulée « Ouverture sur le monde » est également proposée. Elle réunit des films qui ne sont pas produits par des pays du monde arabe mais qui y sont liés par les thématiques qu’ils traitent (Israël, Afghanistan, Iran, etc.). Enfin, chaque année un pays est mis à l’honneur et une dizaine de films lui sont consacrés. En 2017, ce pays est l’Algérie.

 

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